Prédication du 24 mai, "Pentecôte ou la langue de la fragilité"
Que Dieu veuille s’adresser au plus grand nombre, tout en étant compris par chacun dans sa langue maternelle, en dit long sur l’attention qu’il porte à chacune, chacun.
Que Dieu veuille s’adresser au plus grand nombre, tout en étant compris par chacun dans sa langue maternelle, en dit long sur l’attention qu’il porte à chacune, chacun.
Le Christ peut bien s’en aller. Par l’Esprit, il demeure vivant dans le cœur de celles et ceux qui l’aiment. Loin des yeux, droit dans le cœur…
« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » nous dit Jésus. Et moi, je vous demande : De quel amour Jésus vous aime-t-il ?
Saul est un persécuteur terrifiant. Pour autant, il ne saurait être réduit à cela. Comme nous ne nous réduisons ni à nos plus belles qualités, ni à nos plus inavouables défauts. Sur le chemin de Damas, bien malgré lui, il devient une garantie pour toutes et tous que Dieu nous donne toujours encore une dernière chance.
Venez déjeuner, dit l’inconnu à ces hommes revenus au rivage, mais dont aucun n’ose poser la question: "Qui es-tu?" C’est qu’en leur for intérieur, ils le savent bien. Pourquoi demander si l’on sait? Aujourd’hui, pourquoi s’interroger est-il vraiment ressuscité? si l’on a confiance que c’est le Dieu vivant qui nous rassemble ce matin?
Pâques ne détruit pas le monde d’avant-hier. Il l’habite différemment. Il le saupoudre d’espérance. Le revêt de lumière. Lui dégage un horizon.
L'évangéliste Matthieu décrit un monde invivable, inhospitalier. Même Dieu semble l'avoir déserté.
« Et maintenant, on va où ? » Et bien on va chacun son chemin avec un horizon commun ; un horizon qui, paradoxalement nous précède : celui de l’éblouissement d’une présence et de la clarté d’un tombeau vide.
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, tu pourrais ne pas te perdre. » Au diable les GPS!
Confesser la résurrection c’est croire que la Parole faite chair continue à parler.Confesser la résurrection c’est croire que la vie de Jésus continue à nous polliniser.Alors oui, la foi en la résurrection ne nous promet pas une vie au-delà de la mort, mais elle nous promet de trouver un sens à sa vie.