Prédication du 25 octobre, "Quand Dieu ne nous ressemble plus"
Lorsque nous parlons de Dieu, parlons-nous de lui ou de l'image que nous nous sommes faite de lui?
Lorsque nous parlons de Dieu, parlons-nous de lui ou de l'image que nous nous sommes faite de lui?
Dieu a créé l'homme à son image. Mais de quel Dieu parle-t-on? Comment tenir ensemble le Dieu des armées et le Dieu d’amour ? Le Dieu tout-puissant et Celui qui est ému aux entrailles ?
Dans l’imagerie biblique, l’homme est tiré de la terre. Cela nous donne deux caractéristiques très différentes, voire contradictoires. Notre malléabilité et notre raideur. Dieu passe de l'une à l'autre, avec son fil d'or.
En ces temps troublés où les nuages s’amoncellent, une question semble légitime: que restera-t-il en dernier ressort de tout ce bruit et cette fureur du monde? La seule réponse qui paraît s’imposer, c’est RIEN. L’incroyable réponse qui s’offre à nous ce matin: une seule chose restera, l’amour.
Le jeûne auquel Dieu nous invite va au-delà de la question de l’alimentation. Il nous fait entrer de plain-pied dans le régime de la grâce.
Le mal subi est toujours en excès. On ne peut pas le quantifier. Il ne peut donc pas y avoir de pardon proportionnel au mal ou à la faute. Le pardon existe pour lui-même ou il n’est pas.
Quoi de plus énervant que ces nœuds trop serrés ? Comme des lacets de chaussures dont le nœud est si serré qu’on n’arrive plus à l’ouvrir. Plus on tire, plus ils se serrent. Il en va parfois ainsi de nos relations...
Si l’homme de la parabole est montré du doigt, ce n’est ni parce qu’il est riche, ni parce qu’il rêve de faire bombance. C’est parce qu’il choisit de s’isoler du monde entier, et de Dieu, pour affronter ses difficultés.
Dans l’église catholique romaine on fête l’Assomption pour célébrer le fait que pour la tradition de cette Eglise, Marie n’est pas morte au sens commun, mais elle a été enlevée au ciel, puis couronnée « Reine du Ciel » par son Fils J-C, ce que montre très bien le portail peint de notre cathédrale. Comment en est-on arrivé là ?
« Perdre pied », se sentir déstabilisé et dépassé par une situation, parfois même jusqu’à sombrer… voilà des mots qui pourraient bien s’appliquer à l’apôtre Pierre.