Ce jour-là, à Jérusalem, apparurent des langues de feu qui se posèrent sur les apôtres. Ils se mirent à parler d’autres langues.
En écho à ce récit biblique, les propos de Leïla Slimani, écrivaine et journaliste franco-marocaine : « Apprendre une langue c’est accepter de ne pas régner sur le monde et s’offrir la possibilité de se tromper... Dans une langue étrangère, quelque chose de nous se défait… Dans cette fragilité du dire, on fait l’expérience même de la condition humaine : parler malgré l’obstacle, prendre encore et encore le risque de ne pas être compris. »